Vers la fin des maladies génétiques incurables ?

 

Les maladies génétiques sont causées par une ou plusieurs anomalies sur les chromosomes, et il en existe environ 6000 différentes les unes des autres. Parmi elles, de nombreuses sont considérées comme incurables. Trouver une solution pour prévenir ou guérir ces maladies représente un véritable challenge médical et relève de questions éthiques, émotionnelles, légales, et bien d’autres encore.

De quoi parle-t-on ?
Qui et quoi ?

La Française Emmanuelle Charpentier, microbiologiste à l’université suédoise d’Umea, et l’Américaine Jennifer Doudna de l’université californienne Berkeley, ont développé un outil assimilable à des “ciseaux génétiques”, nommé CRISPR-Cas9. Ceux-ci permettent de couper des zones ciblées de l’ADN et d’y insérer des séquences spécifiques. Véritable bond en avant dans la possibilité de guérir des maladies génétiques considérées auparavant comme incurables, la valeur ajoutée de cet outil est sa simplicité d’utilisation qui pourra permettre à tous les laboratoires, quels qu’ils soient, de disposer d’un génie génétique auquel ils n’avaient pas accès jusqu’alors.

Pour le directeur de recherche à l’institut des neurosciences Paris-Saclay, Jean-Stéphane Joly, ces ciseaux génétiques pourraient bien représenter “l’innovation majeure du XXIe siècle en biotechnologie ! “.

Où et quand ?

L’outil CRISPR-Cas9 a été découvert et testé avec succès en 2012 par le duo franco-américain Charpentier / Doudna. Elles ont reçu 6 millions de dollars en 2015 pour leur travaux, ceux-ci ayant été récompensés par le prix Breakthrough 2015 in Life Sciences créé par les fondateurs de Google et de Facebook.

Comment ?

Dès 1987, des scientifiques japonais ont découvert une répétition particulière de séquences d’ADN dans une bactérie. L’utilité de telles séquences ne sera découverte que 20 ans plus tard, sous la forme d’une réaction immunitaire bactérienne, utilisée dès 2012 par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna pour en faire un outil biotechnologique.

Ce qui nous a marqué
Le point mis en avant

Cette découverte, bien que complexe d’un point de vue scientifique, nous parle à tous car nous sommes capable de visualiser concrètement les conséquences qu’elle peut avoir. Allier ainsi l’informatique et la biologie sous forme de biotechnologie pour guérir les maladies génétiques pourrait représenter une véritable révolution.

Le point qui nous a le plus touché

La remise du prix Breakthrough 2015 in Life Sciences pour cette découverte et la somme d’argent versée à cette occasion aux deux chercheuses est très appréciable. Il faut pour cela remercier les créateurs de Facebook et de Google pour cette initiative d’encourager et d’aider financièrement le développement des sciences de cette manière.

 

Ainsi, nous ne pouvons qu’espérer que cette technologie se démocratise rapidement et puisse bénéficier à n’importe qui dans le monde. Outre les maladies génétiques, nous pouvons envisager que cette découverte soit également utilisée pour accélérer considérablement l’étude du cerveau.

Merci au duo franco-américain pour cette découverte !

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